Alain Gagnon n’est plus

Voici ce qu’a publié Yvon Paré le 8 juillet 2017

«Mon ami Alain Gagnon n’est plus. Un écrivain comme il ne s’en fait plus. Un travailleur, un passionné qui mettait l’écriture en avant de tout. Je l’ai connu lors de nos premiers pas dans le monde étrange de la littérature. Moi, de La Doré, lui de Saint-Félicien. Deux fous, deux mondes qui n’ont cessé de se croiser. Tu me concédais la rive nord de la rivière aux Saumons et je te laissais l’autre. Chacun son territoire. Tu étais là quand nous avons fondé l’Association des écrivains de la Sagamie avec Gérard Pourcel. Notre premier président qui a mis l’APES sur ses rails. Et puis tes livres qui tombaient dru, année après année. Je t’ai suivi, toujours, comme tu m’as suivi. Tu m’appelais « mon pays » pour montrer nos racines et nos appartenances. Tu es maintenant de l’autre côté, ce monde qui te fascinait tant et que tu as exploré dans nombre de tes ouvrages. Me reste à relire tes livres qui occupent tout un pan de ma bibliothèque. Surtout Le gardien des glaces, Sud, Thomas K, Le ruban de la louve et tes carnets où tu tentais de trouver du sens à une époque qui s’affole. La région perd l’un de ses grands écrivains. Bonne route, mon ami, je t’aime.
J’ai parlé souvent de ses publications. Neuf chroniques en tout. Une manière de se rapprocher de lui et de mieux connaître son oeuvre.» (8 juillet 2017 — 9 h 46)

Pour lire les textes d’Yvon Paré sur les livres d’Alain Gagnon, consultez le blogue: www.litteratureduquebec

Quelques photos d’Alain Gagnon prises lors de la conférence de presse du Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean à la Bibliothèque de Chicoutimi, le 21 septembre 2011; il remportait cette année-là le Prix Intérêt général du Salon du livre pour son essai intitulé Propos pour Jacob, La Grenouille bleue, 2010.

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